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le 30 juin 2009
Une loi sur la burka … et si on avait pas déjà la solution ?
André Gerin député de Vénissieux a réuni d’autres députés de toutes obédiences pour solliciter la désignation d’une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burka. L’objectif de cette commission est de "définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national". Cela va donner lieu à beaucoup de commentaires sur la laïcité et la liberté de chacun à faire ce qu’il veut de son corps.
Pourtant, si demain une secte quelconque d’obédience chrétienne exige le port du voile pour femmes, fut-il blanc, la communauté chrétienne assumerait-elle la fait d’être mise dans le même sac que membres de la dîte secte ? Certes non ! Ouvrirait-on un débat théologique ? Non bien sûr ! Il faut donc éviter d’en venir sur le terrain des salafistes et ainsi conduire à un effet d’amalgame, les musulmans modérés se retrouvant confrontés à un choix entre l’adhésion à cet Islam sectaire fondamentaliste ou à la critique pour ne pas être de « vrais musulmans ».
Le port du voile intégral n’est pas une prescription du Coran ni un précepte religieux. La fameuse burka ou le nigab sont seulement prônés par les partisan du salafisme, groupuscule musulman sectaire connu pour son interprétation obtue, et stricte du Coran. Les prédicateurs-gourous salafistes profitent donc de notre méconnaissance, de nos craintes pour faire passer leur discours totalitaire et fascisant en simplifiant à l’extrême le débat. Le port de la burka semble être un instrument pour annihiler toute modération, obligeant à des prises de position extrêmes.
Le discours salafiste commence à faire autorité auprès de jeunes en France, pas toujours issus de familles de « référence » musulmane d’ailleurs… Pourquoi ? C’est la seule question à se poser. Y’a-t-il danger ? Les salafistes ont gagné en influence particulièrement parmi les jeunes fidèles qui redoutent de perdre leurs traditions et leurs racines.
 Pour information, le quartier de la Duchère, dans l’agglomération lyonnaise est l’un des bastions du salafisme en France. Il n’y a rien de pire que de faire semblant de ne rien voir. Il faut continuer à être choqué et inquiété par la montée des extrémismes quels qu’ils soient ! Les femmes qui portent le nigab sont-elles sous l’influence, le portent-elles sous la contrainte ? Contrainte psychologique, physique ?
Une loi sur la burka permettrait difficilement de répondre à ces questions. La France est déjà dotée d’une législation sur les sectes. Ce mouvement tombe sous le coup de la loi. Il y a bien entrave aux libertés fondamentales de citoyens et cela n’a rien à voir avec les libertés individuelles, surtout quand l’objectif est d’imposer à tous les impurs et mécréants la loi dite divine. Comme pour toute secte, le discours salafiste coupe la personne de tout ce qui la socialise en lui faisant miroiter la jouissance d’appartenir à une communauté purifiée qui détient la vérité, supérieure aux autres. Les endoctrinés n’ont plus ni liberté de conscience ni liberté de penser, ni même liberté de croire.
On est loin, me semble-t-il des préceptes de l’Islam ! Le Coran commence par « Lis ! »
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