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le 24 mai 2009
"Sarkozy je te vois"
Crier « Sarkozy je te vois », et il se trouvera un procureur pour demander votre condamnation à 100 euros d’amende. Un français sans doute plus courageux que les autres, et en plus avec de l’humour, a eu la présence d’esprit, lors d’un contrôle d’identité, soit-disant musclé, auquel il a assisté, de crier : "Sarkozy je te vois, Sarkozy je te vois".
Notre belle justice le poursuit. Le motif invoqué porte à sourire. On l’accuse de "tapage diurne injurieux" pour avoir dit « Sarkozy je te vois ». Là on s’interroge !
- Le tapage serait caractérisé ?! Le niveau de décibels atteint dépasserait celui des trains et du brouhaha de la gare St Charles à Marseille, là où les faits se sont produits. Toutefois, la demande de reconstitution avec présence d’expert par l’avocat du plaignant n’a pas été acceptée à ma connaissance.
- Le caractère injurieux questionne encore plus! Rappelons que l'injure est constituée de tout terme outrageant ne contenant l'imputation d'aucun fait. Il est vrai que le nom du président apparaît souvent dans les procès verbaux des procédures d'outrage, alors qu’il n’en était pas de même pour Chirac. C'est la conséquence inévitable de la politique d'omniprésence du président. Ça peut agacer. Ce n'est pas illégal pour autant. Prochaine étape : une pensée désobligeante sera-t-elle une atteinte à l'autorité de l'État ? Une fois qu’on a dit ça on est forcé de penser que la France est bien malade, rongée par un mal sournois bientôt sarkostique…
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