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le 24 juillet 2008
Crise financière : c'est pas brillant
Madame Lagarde a beau clamer à qui veut l'entendre que 2009 promet d'être une année meilleure, la crise qui touche les Etats-Unis d'Amérique, comparable à celle des années trente, se répercute sur l'économie française. Cette dernière est de plus en plus préoccupée par les conséquences de la spéculation.
Les économistes ne manquent pourtant pas d'idées. Ils parlent même de mesures d'urgence dans le contexte d'une fournaise financière. Mais, manifestement, ces propositions sont clairement incompatibles avec la politique actuelle du gouvernement qui "réduit les inverstissements sociaux, les emplois publics et asphyxie la consommation", dégageant ainsi des capitaux "à engouffrer dans la fournaise financière", d'après Patrick Apel-Muller.
Ajuourd'hui, ce sont les salariés qui payent l'addition des profits et celle des pertes gigantesques actuelles.
Aux Etats-Unis, ce sont des géants de la finance qui sont en grande difficulté, ou même déjà déclarés en faillite. Les plans de sauvetage font leur apparition. Les américains retirent leur argent des banques.
La spéculation, auparavant dans l'immobilier, gagne maintenant des domaines essentiels : les matières premières, le pétrole, les céréales, les minerais.
Les établissements bancaires, en grande difficulté, ne prêtent plus aussi facilement de l'argent et ne financent plus autant l'économie.
De multiples solutions sont proposées pour le cas de la France, mais aussi pour l'Europe, en particulier sur la spéculation, d'après Dominique Plihon. En matière de financement, les banques centrales doivent sélectionner les créances pour favoriser les crédits au système productif et pénaliser les systèmes spéculatifs. En matière de réglementation, la spéculation doit être maîtrisée selon des normes comptables internationales.
Mais le fond du problème reste le partage des richesses. Il faut redonner du pouvoir d'achat aux salaires et réduire la masse de profit, développer l'humanité dans le respect de la planète, favoriser la sécurité de l'emploi, innover, encourager la recherche, partager. Autant de mesures à l'encontre de la définition du capitalisme et de l'intérêt des salariés.
C'est pas gagné !
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