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le 01 décembre 2008
Facile de se prendre pour un pompier quand on a soit même mis le feu ...
Il y a encore quelques semaines notre Commission Européenne - je vous parle ici de la gardienne non élue du « bien pensé européen » nous assénait qu’en vertu du traité de Lisbonne et du traité de Maastricht, il n’y aurait pas de mesures de relance pour l’économie « réelle ». Rien n’y ferait ! Assez avait été fait pour l’économie « irréelle ». Patatras !
On n’en est pas à brûler ce qu’on a adoré hier mais presque! En tout cas ce qui était inenvisageable hier - il y a 3 semaines - serait bon aujourd’hui. Les Etats membres vont donc pouvoir sortir des fameux critères de Maastricht et dérogé à celui de Lisbonne.
Alors, on s’entendra dire qu’ils savent être pragmatiques … qu’ils prennent la mesure des difficultés actuelles … qu’ils ne restent pas enfermés dans la carcan européen. Je veux bien ! Mais honnêtement, il n’y a rien de surprenant à appeler les pompiers quand la maison brûle ! La question que je me pose c’est pourquoi les avoir laissé s’amuser avec des bouteilles d’essence et des allumettes ?
La métaphore n’est pas loin de la réalité. Sous couvert de la construction européenne, ils ont dérégulé, libéralisé, voulu toujours plus de liberté dans la circulation du capital. Les institutions européennes ont mis les Etats membres en concurrence au moins-disant.
Maintenant tout prend feu ! Alors venir me dire qu’ils réagissent bien et de manière pragmatique ne me semble pas la chose la plus appropriée. Il fallait y penser avant et ils n’auraient pas besoin d’agir comme ils le font. N’y aurait-il pas quelques baffes qui se perdent ?
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