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le 16 juillet 2008
L'heure de la retraite n'a pas encore sonné
D'après l'article paru en mars 2007 de Michel Husson et Isaac Johsua, le discours politique aujourd'hui est clair : il persiste une réelle absence de volonté de redistribuer les richesses pour le financement des retraites. "Les français travailleront plus mais ne gagneront pas plus".
Un nouvel allongement de la durée de cotisation. "Travailler plus longtemps" pour assurer une retraite décente.
L'allongement du temps de travail nécessaire et l'augmentation du revenu d'un retraité ne sont plus exprimés dans les mêmes échelles. On devra travailler un an, deux ans, trois ans de plus, mais on risque de partir en retraite à peu près au même âge que nos parents ou grands parents. "Travailler plus pour gagner plus" devient "Travailler plus longtemps pour gagner autant". De quoi se sentir berné.
Directive du moment : favoriser l'emploi des seniors. Comment expliquer l'augmentation du nombre de départs en retraite anticipées ?
On s'acharne sur les régimes spéciaux pour justifier les réformes, mais ils ne représentent que 6 % des pensions. Toutes les modifications annoncées justifiant la réforme s'effondrent : la natalité est plus forte que prévue, l'espérance de vie augmente moins que prévue, on a recours à l'immigration pour de nombreux domaines professionnels.
La solution ? Peut être une société solidaire entre les générations. Au-delà de ça, un choix de société à faire! Mais l'objectif est tout autre aujourd'hui. Oserait-on parler là encore de régression sociale...?
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