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le 09 novembre 2009
La crise : ne crions pas victoire trop vite !
Incroyable les mois de septembre et octobre ont été consacrés à nous abreuver d’espoir et de bonnes nouvelles. Ce n’est pas la première fois que je me fais cette observation. On serait au début de la fin de la crise... La croissance du PIB américain serait repartie pour augmenter de 3,5%. Les traders peuvent repartir comme avant, tout est bientôt fini.
Evidemment on ne demande qu’à le croire.
Pourtant les entreprises ont vu leurs résultats se dégrader alors même que l’Etat continue à supporter une augmentation considérable du chômage partiel et un déficit considérable faute de recettes suffisantes. Qui peut penser que cette prise en charge va durer ? Comment éviter de voir ces mesures de relances comme des fusils à un coup uniquement bonnes à fabriquer de la fausse monnaie ! On se dit que le Gouvernement doit bien le savoir, mais le sait-il vraiment ?
A très court terme, on peut penser que la récession - je dis bien la récession - va s’enclencher. Elle apparaîtra en raison de la pression du chômage sur les salaires et de la tentative de résorption des déficits publics. Bonjour la croissance à venir !
Quand j’étais enfant on jouait au Monopoly. Vers la fin du jeu l’un était tellement riche qu’on convenait de se redonner des billets de banques pour relancer le jeu, mais on aboutissait au même constat, le jeu se bloquait à nouveau assez vite, et les billets était toujours in fine amassés par le plus « riche ». Il s’agissait d’un jeu !
Les choix qui s’offrent à nous dans cette partie de Monopoly qui se joue actuellement sont - soit une reprise à la Keynes avec des déficits abyssaux, - soit une reprise libérale mais avec une crise financière profonde et nécessairement des remises en cause sur la valeur et la fonction des actifs financiers. Quelle contradiction à gérer ! La voie me semble bouchée.
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