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le 22 juin 2009
La méthode COUE vue par Christine Lagarde
Pour Mme Lagarde, le prolongement de la crise serait question de psychologie.
Oublions qu’elle n’a pas vu la crise arriver … Oublions qu’elle l’a même contestée… Oublions le chipotage pour savoir si on était en récession ou pas… Ca y est, elle se rend à l’évidence ! 2009 verra une forte baisse du PIB en France. Mais point de panique, en 2010 çà repart … comme en 40 ! Nous aurions donc touché le fond. La production industrielle ne baisserait plus. Le nombre d’emplois détruits baisserait même. Et puis la bourse remonterait. Pourtant, selon la BCE, les risques pour la stabilité financière restent élevés. Le FMI évalue à plus de 900 milliards d’euros les dépréciations d’actif à passer par les banques européennes jusqu’en 2010 ! Bonjour les faux bilans 2008 des banques.
Quant au moteur de l’économie, sur quoi se fonder ? - Les américains : l’endettement massif des ménages n’est pas prêt de revenir à la mode - Les chinois : une politique autarcique est à prévoir - L’Europe : incapable de mener une politique coordonnée sur le plan industriel et financier, elle ne sera le moteur de rien
Comment gérer tout cela ? Le FMI le dit tout haut "les mesures prises pour soutenir la réduction de la durée du travail, l’augmentation des avantages sociaux, aussi importantes qu’elles soient pour maintenir la main d’œuvre sur le marché du travail devraient être intrinsèquement réversibles". Tout ce qui a été consenti sera repris. Plus concrètement, l’augmentation de la productivité du travail, indispensable à un retour à la rentabilité des capitaux, se fera au détriment de l’emploi qui ne sera plus soutenu.
A aucun moment, il n’est fait allusion à ce qui a conduit à la crise, à savoir la répartition des richesses à un pole spéculatif, ni à la raison d’être de toute société, le bien être de tous.
On aurait pu imaginer que réduire les déficits par une réforme fiscale contribuerait à une meilleure répartition des revenus ... Que nenni ! On aurait pu imaginer satisfaire des besoins indispensables ... Que Nenni ! On aurait pu imaginer une vraie politique industrielle, ou encore border fortement les capitaux spéculateurs ... Que Nenni !
Ce qui m’inquiète c'est que si on se refuse partout à relancer la demande, on va accroitre la violence sociale. C’est dans ces conditions qu’on a déjà vu des populations opter pour des régimes totalitaires. Les dernières élections européennes démontrent une déconnexion totale entre les élites politiques et économiques, et ceux qui font vraiment tourner l’économie par leur intelligence, leur travail, et la satisfaction de leurs besoins.
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