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le 27 octobre 2008
La santé des banques : le cas Caisse d'Epargne / Banque populaire
Dans son numéro de la semaine dernière, le magazine Challenge titrait à la page 82 : La vérité sur la santé des Caisses d’Epargne.
On y apprend que le montant de valorisation des titres de NATIXIS est différent à la Banque Populaire et aux Caisses d’Epargne, et pas qu'un peu. 34,5 % du capital de NATIXIS (valant au 10 octobre 2,2 milliards) sont valorisés 8 milliards aux Caisses d’Epargne alors même qu’ils le sont pour 3 milliards à la Banque Populaire. Aujourd’hui, ils attendent tels des gamins pris la main dans le pot de confiture, la révision des normes comptables.
Quand il fallait annoncer des profits mirobolants pour s’auto-congratuler les dirigeants des Caisses d’Epargne n’hésitaient à dire que le cours de bourse représentait la valeur de l’entreprise détenue.Aujourd’hui "le cours ne représente plus la valeur d’une entreprise dans une situation de crise comme celle que nous traversons" (propos de Nicolas Mérindol, DG de la Caisse National des Caisses d’Epargne).Que n’avait-on dit sur le bienfait des nouvelles normes comptables mises en application en janvier 2006 ! Présentées comme la solution pour une plus grande transparence et une meilleure évaluation de la valeur des sociétés, elles sont désormais accusées d’être "un accélérateur de crise". La seule question est : De combien seront faussés les bilans des Banques ? Comment connaitre le risque qu’elles représentent si on change de thermomètre ? La chute vertigineuse de la valeur de certains titres n’a donc pas de signification réelle ?
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