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le 20 septembre 2008
Privatisons les gains et nationalisons les pertes
Décidemment, je n’ai pas le temps de penser à l’écriture d’un billet sur la situation financière que les événements se bousculent. Heureusement, je n’ai pas l’intention d’expliquer ici les raisons de la crise et des modalités de sortie, mais de donner mes réactions de citoyen. Ainsi donc la maxime "Privatisons les gains et nationalisons les pertes" est appliquée avec un cynisme déroutant par les Etats Unis. Ils administrent aux autres des leçons de libéralisme.
Le lendemain, les places financières euphoriques ont fêté l’événement par des hausses spectaculaires. Elles croient toujours au Veau d’Or et n’ont, semble-t-il, rien appris.
On dit que seul le contribuable américain paiera, alors qu’il est déjà le plus endetté au monde (10 600 milliards de dollars, 5 fois le produit intérieur brut de la France). Cela va se traduire immanquablement par l’émission d’emprunts nouveaux, de monnaie de singe, mais aussi d'une baisse du cours du dollar, d'une augmentation de l'inflation, ... de compétitions encore plus exacerbées. Plus fondamentalement, de nouvelles liquidités remises sur le marché vont être utilisée comme nouveau de moyen de spéculation. On n’aura réglé aucun des grands problèmes de la planète "Terre". Tiens, l’Irlande vient de tirer une leçon de tout ça. Elle vient d’interdire les ventes à découvert sur les banques locales (technique de spéculation pure). Mais rassurons nous c’est seulement pour quelques jours...
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