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le 16 juillet 2008
Prolonger la durée du travail, ils n'en veulent pas
Comment expliquer que les français consomment aujourd'hui davantage de tranquillisants que leurs aînés, et que les cas de suicide au travail sont de plus en plus fréquents ?
De fait, on assiste depuis vingt-cinq ans à la généralisation d'une individualisation du travail. Le contrat "libre" est préféré à la loi.
Les salariés sont de plus en plus isolés les uns des autres, tendus par un manque de communication sur leur place , sur le pourquoi et la définition des objectifs. Trop de travail, pas assez de temps, des objectifs à atteintre toujours plus hauts.
On a pu dire que les 35 heures, que Serge Dassault décrit comme "le cancer de la France" pour d'autres raisons, sont aussi responsables de ce stress au Travail, de cette angoisse. La productivité des salariés en France est une des meilleures au monde.
Certes, il y aurait beaucoup à dire sur ces 35 heurs, mais pourtant elles ont posé la question de la vie dans l'entreprise, et celle de la vie en dehors de ses murs.
Aujourd'hui, et au moment même où la question du temps de travail était en examen au Parlement, une directive européenne autorisait de travailler jusqu'à 65h par semaine. Silence radio en France sur nos médias.
Au nom de quoi est-ce possible ? On a bien autorisé en Europe au nom de l'égalité le travail des femmes la nuit, aujourd'hui au nom de la liberté on dit que le travail pendant 65h par semaine sera possible en Europe.
Franchement, on n'est pas sorti des difficultés, du stress et du mal vivre.
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